En route vers le premier baiser

Coucou les filles, je m’appelle Mélanie. Bon, ce n’est pas tout fait vrai en fait, je m’appelle Guillaume, mais vu que j’écris, vêtue d’une jupette, on va dire Mélanie !

Alors il arrive que Guillaume se mette un peu en retrait pour laisser sortir Mélanie. Cette coquine, dès qu’elle en a à l’occasion, ouvre son tiroir secret avec toutes ces affaires délicieusement féminines.

Des paires de bas avec lingerie assortie, des petits strings blanc, rose, rouge, noir, avec le soutien-gorge assorti, naturellement ! Le soutif est rembourré avec des chaussettes, mais je pense qu’on est toutes pareil, n’est-ce pas ?

J’adore porter des jupettes très courtes et sentir que mes petites fesses prennent l’air dès que je me baisse. Pour aller avec tout cela, je me suis acheté des t-shirts très girly et alors que je vous écris, je porte mon préféré, celui avec écrit en anglais je suis une licorne, mais ne vous moquez pas de moi, Mélanie aime les licornes et puis c’est tout !

Cela doit faire 4 ans que je me travestie dès que j’en ai l’occasion, en cachette chez moi. Je n’ai pas de copine qui partage mon lit, donc je suis assez libre de ce côté-là ! Cela n’empêche pas Guillaume de ramener de temps à autres des filles dans le plumard. Lors de ces soirées, Mélanie reste dans son tiroir secret, c’est Guillaume qui s’occupe de la demoiselle.

Ma sexualité de sissy commence à vraiment tourner en rond, une panoplie de jouets pour ma petite chatte, des dialogues excitants avec des hommes sur des chats et dans mes moments les plus fous, des cochonneries sur Skype.

Fut un temps, cela me convenait très bien, d’autant plus que Guillaume me dit que rencontrer des mecs pour se faire péter le cul, ce n’est franchement pas une bonne idée. Mais il arrive un moment, que tu connais peut-être, où la sissy doit sortir de chez elle pour découvrir sa sexualité de fille !

Et non Guillaume rencontrer en sissy, ce n’est pas juste se faire péter le cul. Bon c’est vrai que je mentirais si je disais que cela ne m’attire pas, sinon je n’aurais pas tous mes copains vibrants ou à ventouse dans mon tiroir. Mais ce n’était pas juste un pilonnage d’arrière train par un mec en rut qui me faisait envie.

Lors d’une soirée où je faisais ma chaude en cam avec un inconnu, j’ai eu le déclic, les « vas y baise toi le trou, ma jolie pute », c’était terminé pour moi. Finalement, si je résume mes plans Skype c’était, le mec sort sa bite, il t’insulte, il te dit « danse », il t’insulte, ensuite « t’as un gode ? suce-le », puis il t’insulte, ensuite « vas-y défonce ton cul » et il jouis pendant qu’il t’insulte.

Bon les mots crus, c’est comme le ketchup, c’est sympa quand il n’y a pas que cela dans ton assiette, tu me suis ?

Alors, je me suis dit « bon ma cocotte, finalement, toi pour jouir, c’est Guillaume qui se fini aux chiottes, et coté plaisir, même le cérébral n’y est plus, alors vas falloir, prendre ton courage et tes fesses à deux mains et te trouver un mec sympa pour prendre du plaisir pour de vrai ».

J’étais plutôt d’accord avec moi-même et pour une fois, Guillaume m’a juste dit de bien faire attention à moi et de me protéger ! Même lui venait de céder, alors c’était parti !

Je passe des annonces sur des sites et en moins d’une heure, j’ai beaucoup de réponses ! Entre ceux qui n’avaient orthographiés correctement que le mot salope dans leur mail ou qui répondaient à coté de ma recherche et mes exigences, le premier lot de mail est allé flirter avec ma poubelle.

Je pense qu’il m’aura fallu lire 50 mails pour en trouver un auquel répondre. Déjà, au lieu de me dire « Salut ma pute », il a écrit « Bonjour Mélanie ».

Après plusieurs échanges de mail, j’accepte d’aller chez lui. Il habite un quartier hlm dans la périphérie de ma ville et j’y vais en fille ! Ha les copines, cette sensation de sortir en fille, c’est génial, bon j’ai quand même un peu la pétoche sur le chemin du parking à son appartement, mais c’est quand même génial. Je me fais siffler par un groupe de jeunes et je ne n’en suis pas peu fière.

Dans l’ascenseur, j’appuie pour me rendre au 6 -ème étage et là, le trac, les questions, le doute et la peur, je ne suis qu’à quelques mètres de mon dépucelage de sissy. Oh après tout, j’attends ce moment depuis si longtemps, je rêve que je fais l’amour en sissy, quand je vois un mec, je me demande si je passerais un bon moment avec lui, alors, on fonce !

Je sors de l’ascenseur, j’arrive devant la sonnette de l’appartement 615, je sonne et j’entends un « entre, c’est ouvert ». D’emblée mauvais point, à part s’il est en train de me préparer un bon repas, car après tout, c’était 19 heures, je trouve ça très impoli qu’il ne vienne pas m’ouvrir ! Je ne suis pas fleur bleue, mais je ne suis pas non plus le livreur de sushi.

J’ouvre la porte, « J’entends viens je suis dans la chambre » !

Ha donc, il n’est pas en cuisine, juste trop feignant pour venir m’ouvrir, je regarde son salon et là, la vision d’horreur ! Tout est sale, c’est le foutoir complet, comme dirais mon père. Allez Mélanie, me dis-je, cela ne veut rien dire, mais je suis en mode méga pétoche. Je pousse la porte de la chambre et je vois un mec avec un t-shirt blanc qui laisse penser qu’il a mangé de la sauce bolognaise tout récemment, la télé allumée sur du porno et lui la queue à l’air. Je ne m’attendais pas un diner aux chandelles avec un beau mec en costard, mais quand même, je pars pour me faire dépuceller par monsieur Bidochon.

On se regarde, il me fait un grand sourire, alors que le mien est un peu forcé et comme phrase d’accroche, « approche toi et viens me sucer ». Et devinez ce que je fais à ce moment ? Je pars en courant comme une folle, d’ailleurs c’est là que je découvre que je sais courir avec des talons. Pendant que je suis sur la route, dégoutée de ce plan avorté, j’entends Guillaume rire et me dire « tu t’attendais à quoi ? tu as passé une annonce disant que tu voulais rencontrer un mec pour ta première fois sur le premier site d’annonces que tu as trouvé ! Les mecs bien ne vont pas sur ce genre de site, je te l’avais dit » Et gnagnagna et gnagnagna, n’empêche qu’il a raison ! Dommage qu’il soit une partie de moi sinon je me serai volontiers envoyée en l’air avec Guillaume !

Mais je ne m’arrête pas à cette soirée ratée, je change de stratégie.

Je retourne sur un chat et je cherche un homme pour une relation virtuelle suivie, mais proche de chez moi pour franchir le cap de la rencontre si feeling. Je pense que faire connaissance à distance est un bon moyen pour filtrer les hommes et trouver celui pour qui j’aimerais être sa conquête d’un soir !

Il s’appelle Luc, sympa, charmant, il m’excite pas mal en dialogue et sait parfaitement jongler entre les « tu es belle à croquer » et les « J’ai envie de te baiser ». Au bout d’un mois à le faire poireauter, je lui dis enfin que je veux le rencontrer ! Il semble très enthousiaste que j’accepte de franchir le pas avec lui.

Pour le lieu de rencontre, il me propose d’aller au Formule 1 ou dans sa voiture. Alors comment dire, un plan cul dans une voiture au mois de février, sériously ? Je lui dis que je préfère allez chez lui et bim, mes espoirs s’envolent lorsqu’il me dit que sa femme et ses trois gosses sont chez lui.

Ah d’accord, on cause depuis un mois et d’un coup, il est marié !

A mon avis, les gosses étaient ceux de sa femme qu’il avait rencontrée et épousée récemment, après notre premier échange, lorsqu’il m’a dit ne pas être avec quelqu’un. Pour une fois, guillaume me console et me dit que j’ai manqué de chance et que j’avais pourtant fait ce qu’il fallait pour chercher quelqu’un de bien !

Je reprends mes jeux de sissy en solo devant des vidéos cochonnes et j’arrête tout contact avec des mecs, finalement je perds mon temps !

Un soir de printemps, l’alarme incendie de mon immeuble sonne et on doit évacuer. Les pompiers arrivent et effectivement il y a un début d’incendie chez la vielle du dernier étage qui s’est endormie avec une cigarette allumée, son plaid a pris feu et l’alarme s’est déclenchée. Quelle idée aussi de fumer encore à 70 ans !

Les pompiers nous permettent de remonter et lorsque je vais pour ouvrir la porte de chez moi, le voisin d’en face vient me voir. Il est aussi discret que Guillaume, on connait nos prénoms mais rien de plus, pour moi c’est Benjamin, le gars d’en face.

Il s’approche et me dit à l’oreille « Guillaume, je te trouve exquise en jupe ». J’étais démasquée, il a dû me voir lorsque je suis allé chez monsieur « je ne t’ouvre même pas la porte ».

Je tente une expérience de physique quantique en voulant traverser ma porte sans l’ouvrir, tellement j’ai honte, mais cela ne marche pas. Il me sourit et me dit de ne pas être gênée, qu’il m’a trouvé fabuleusement belle et que si je l’acceptais, il viendrait passer l’après-midi de samedi et la soirée chez moi. Il doit lire sur mon visage « trop lol, le gars il se la joue étalon, genre, on va baiser 27 heures » ! Puis il continue en me disant qu’il va préparer le diner l’après midi car sa gazinière est en panne et que la nouvelle n’arrive que lundi. Il aurait préféré m’inviter à diner chez lui, mais il ne veut pas me faire un repas au micro-onde.

Ah ouais, là, le gars, il assure, je suis conquise par sa démarche et sa proposition, même Guillaume me dit de dire oui, que rien ne peut mieux correspondre à mes attentes que ce qu’il venait de me proposer.

Guillaume d’accord, Mélanie qui fond comme une midinette, j’accepte. Il me fait un clin d’œil et me dit simplement « à samedi, je passerai vers 16h, ne prévois rien, je m’occupe de tout ».

On est jeudi, deux jours à mourir d’impatience, c’est énormément long et en même temps trop court, j’ai trop de questions. Je le reçois directement en fille ? Qu’est-ce que je vais me mettre ? J’espère qu’il sait que je suis allergique aux cacahuètes. Je sais, ma dernière question n’a pas de rapport, mais c’est pour montrer à quel point je suis déstabilisée.

Le samedi matin le réveil sonne à neuf heures, je veux prendre soin de moi et me faire belle pour Benjamin.

Je passe plusieurs heures dans la salle de bain à la recherche de poils disgracieux et récalcitrants que j’aurais pu rater en m’épilant à la cire. Je me sens douce et étrangement heureuse, je suis si bien dans ma peau que Guillaume ne l’a pas ouvert depuis le début de la journée !

J’étais passée dans un magasin pour acheter un nouvel ensemble, des bas coutures, avec la couture rouge, un string en dentelle noir mais avec un petit nœud rouge derrière et le soutien-gorge qui allait avec. J’ai aussi acheté une jupe, pas trop courte et un chemisier assorti, avec une nouvelle perruque brune coupé au carré.

J’aime ce nouveau look BCBG et je trouve qu’il me va à merveille.

Je prends ma tablette pour chercher des tutos de maquillage afin d’être parfaite ! D’habitude, je me maquille à l’arrache car de toute façon, les mecs ne voient rien en cam, mais cette fois, je veux être resplendissante. Après plus essaies, je fini par trouver le résultat très correct.

Je vais me voir dans la grande glace, derrière la porte de ma chambre et j’entends siffler ! C’est Guillaume, il me dit que je suis canon, que j’ai l’air épanouie et qu’il va me laisser seule jusqu’à demain matin.

On sonne pile poil quand ma montre indique 16 heures, j’ouvre et laisse rentrer Benjamin avec ses deux sacs de course. Il les dépose et me fait la bise, il me regarde et me dit, comment dois je t’appeler ravissante jeune femme !

S’il devait choisir comment m’appeler au regard de la couleur de mes joues, il m’appellerait coquelicot.

« Mélanie, appelle-moi Mélanie, je vais t’aider pour les sacs.

– Ne t’embête pas avec cela, dis-moi où est la cuisine, je vais tout déposer. J’espère que tu aimes le poisson ? Car j’ai prévu des truites pour le repas. Tu vas voir, je ne suis pas mauvais dans une cuisine, c’est même mon métier ».

J’ai une cuisine ouverte avec un bar, il me demande de m’assoir sur un tabouret et de ne rien faire, il a tout prévu.

Il n’arrête pas de me regarder et j’aime comme il le fait, c’est plein d’envie, de tendresse et de respect.

On se raconte la vie, pendant qu’il fait griller des trucs, en fait sauter d’autres, c’est vraiment un moment sympa, il ne pose aucune question gênante, du genre depuis quand tu te travestis. J’ai l’impression que pour lui, je suis une femme depuis toujours, c’est un sentiment délicieux, j’en arrive même à m’imaginer en fille lorsque je raconte où j’ai grandi.

Une alarme sonne sur son téléphone à 18 heures, et il me dit que maintenant tout est presque prêt et qu’il est l’heure de prendre une coupe de champagne et de m’installer dans mon canapé.

Il arrive avec un plateau des petits amuses bouches et du champagne, je vis un rêve et puis tout ce qu’il a préparé est excellent.

« Tu es magnifique et lorsque je t’ai vu, il y a quelques mois, pour la première fois, ton image s’est gravée en moi et depuis chaque jour, je voulais venir te voir mais je n’osais pas. Alors je te propose que l’on porte un toast à la vieille du dernier qui a failli faire bruler l’immeuble !

– A la mamie cinglée !

– Mélanie, j’ai très envie de t’embrasser, me dit-il »

Dans ma tête à ce moment, je bouillonne. Enfin Mélanie va vivre son premier baiser. Comme je pose ma flûte, il comprend que j’en ai envie, il s’approche de moi. Une de ses mains vient me saisir avec délicatesse derrière la nuque et j’en frissonne. Ces lèvres se collent aux miennes et on s’embrasse !

Et quel baiser, les filles, je fonds complètement de plaisir et de bonheur. Ses lèvres sont douces, sa langue fait danser la mienne avec une sensualité incroyable, il est attentionné et délicat. Mon premier baiser pourrait rendre jalouse toutes les princesses de tous les Disney.

Bien sûr, cette histoire n’est pas finie mais j’ai comme une petite envie de vous faire patienter pour la suite…

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4 Commentaires

  1. Genial, j’adore merci pour ce moment, vivment la suite.

    Réponse
    • La suite va arriver rapidement, j’ai eu des soucis courant novembre qui m’ont mangés toutes mes dispo 🙂

  2. Joli récit, vivement la suite!
    en lisant, on a vraiment le sentiment de découvrir Guillaume et Mélanie, c’est original et attrayant 😉

    Réponse
  3. Une très belle histoire j’ai hâte d’avoir la suite pour connaître toute l’histoire

    Signer victoria sissy

    Réponse

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